Brebis et biodiversité
De vrais alliés !
A l’heure où les débats sociétaux nous invitent à penser qu’agriculture et biodiversité s’opposent, il est de nombreux exemples qui prouvent le contraire. L’agriculture a tout à gagner à s’appuyer sur les équilibres naturels plutôt qu’à essayer de les contrer et de les artificialiser (ce qui ne fonctionne définitivement pas…). La nature est résiliente si tant est qu’on la laisse s’exprimer. Et la nature sans l’agriculture, et notamment sans l’élevage, c’est nier un passé et des pratiques agricoles ancestrales qui, menées de façon extensive, ont façonné, entretenu, diversifié nos paysages, sources de biodiversité.
Aujourd’hui, les milieux ouverts, qu’ils soient prairies ou pelouses sèches, en bord de rivière ou sur les coteaux, s’accommodent mal de l’abandon. Le réchauffement climatique accentue tout, à marche forcée, homogénéise, déplace, fragilise… aussi vite que l’homme artificialise.
Pour essayer de contrer cette évolution, les gestionnaires d’espaces naturels, comme les Conservatoires d’espaces naturels, travaillent avec de nombreux éleveurs. Les animaux, qu’ils soient vaches, moutons, chèvres ou même chevaux, participent à l’entretien des milieux dits ouverts qui, sans ce pâturage, s’embroussailleraient et finiraient par se boiser. Si le boisement est intéressant, notamment s’il est ancien et/ou alluvial, car les arbres – notamment morts – abritent de très nombreuses espèces d’insectes, des oiseaux, des mammifères…, les milieux ouverts le sont tout autant et accueillent des espèces différentes qui ont besoin de lumière… Si les milieux ouverts disparaissent, les espèces qui y vivent disparaissent elles aussi.
Du gagnant/gagnant là encore !